MatrixCalc

Calculateur de matrice inverse

Inversez une matrice carrée et suivez chaque opération sur les lignes — par Gauss-Jordan sur [A | I], la formule de la comatrice ou la méthode de Montante. En fractions exactes, pas en décimaux arrondis.

Matrice A
lignes: 3
colonnes: 3
Matrice B
lignes: 3
colonnes: 3
Opérations
Résultat
Choisissez une opération pour voir le résultat ici. Les erreurs s’afficheront dans cette zone.

Astuces : ajustez les tailles (max 50×50). Pour A×B, les colonnes de A doivent égaler les lignes de B. det/inverse/trace/puissance nécessitent des matrices carrées.

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Saisissez votre matrice, ouvrez l’onglet Avancé et appuyez sur A⁻¹. Si la matrice est singulière, vous obtenez un message clair plutôt qu’un résultat faux. Le panneau détaillé affiche les valeurs intermédiaires en fractions exactes — 3/5 plutôt que 0,6000000001 — parce qu’il travaille en arithmétique rationnelle et non en virgule flottante.

Quand l’inverse existe

L’inverse A⁻¹ est la matrice qui défait la matrice de départ : A·A⁻¹ = A⁻¹·A = I. Elle n’existe que pour les matrices carrées, et seulement quand le déterminant est non nul. Une matrice de déterminant nul est dite singulière et n’a aucun inverse — ni grand, ni approché, aucun. La transformation a détruit de l’information, et aucune matrice ne la restitue.

Le raccourci 2×2

Échangez la diagonale principale, changez le signe de l’anti-diagonale, divisez par le déterminant :

ab
cd
⁻¹ = 1/(ad − bc) ·
d−b
−ca

La division par ad − bc est l’endroit où la singularité se signale : si le déterminant est nul, il n’y a rien par quoi diviser, et la formule s’effondre exactement quand l’inverse cesse d’exister.

Gauss-Jordan sur la matrice augmentée

C’est la méthode générale, et celle que le calculateur détaille pas à pas. Écrivez A à côté de la matrice identité, puis enchaînez les opérations sur les lignes jusqu’à ce que la moitié gauche devienne l’identité. Ce qu’est devenue la moitié droite est A⁻¹ :

4710
2601
103/5−7/10
01−1/52/5

Si à un moment une ligne de gauche devient entièrement nulle, arrêtez-vous : la matrice est singulière et l’inverse n’existe pas. Vérifiez toujours par multiplication — A·A⁻¹ doit donner exactement l’identité, et le bouton A × B fait ce contrôle en deux clics.

La 3×3 chargée ci-dessus donne des entiers, car son déterminant vaut exactement −1 :

211
132
100
⁻¹ =
001
−213
3−1−5

Regardez la dernière ligne de la matrice d’origine : elle retient la première coordonnée et jette les deux autres. L’inverse doit restituer cette information, d’où des coefficients grands par rapport à ceux de la matrice qu’elle inverse. C’est le schéma général — plus le déterminant est proche de zéro, plus l’inverse devient grand, puisque det(A⁻¹) = 1/det(A).

La formule de la comatrice

A⁻¹ = adj(A) / det(A), où l’adjointe est la transposée de la comatrice. Construisez la matrice des cofacteurs C(i,j) = (−1)^(i+j)·M(i,j), transposez-la, divisez par le déterminant.

Elle est élégante et c’est elle qu’utilisent les démonstrations, parce qu’elle exprime l’inverse sous forme close plutôt que comme le résultat d’un algorithme. Elle est aussi impraticable : elle demande déterminants de taille n−1. Au-delà du 3×3, utilisez Gauss-Jordan.

Presque singulière est déjà un problème

Une matrice n’a pas besoin d’être singulière pour poser problème. Si le déterminant est simplement petit par rapport à la taille des coefficients, la matrice est mal conditionnée : une variation minime de l’entrée produit une variation énorme de l’inverse, et en virgule flottante cette variation peut n’être qu’une erreur d’arrondi. Résoudre un système par un tel inverse peut rendre une réponse sans un seul chiffre correct, et pourtant d’allure parfaitement crédible.

C’est la raison pratique du conseil qui suit. Le panneau détaillé contourne entièrement le problème en travaillant en fractions exactes : ce que vous lisez est le véritable inverse, et non une approximation flottante.

Pourquoi l’inverse elle-même est rarement le but

La plupart du temps, l’inverse n’est pas l’objectif — résoudre Ax = b l’est — et l’inverse n’est que le chemin retenu du cours. C’est le chemin coûteux. Calculer A⁻¹ puis multiplier coûte environ trois fois les opérations d’une réduction directe de [A | b], et perd de la précision en deux étapes au lieu d’une.

L’inverse mérite sa place quand c’est la matrice elle-même qu’il vous faut, et non une solution : pour lire l’influence de chaque entrée sur chaque sortie, pour la composer avec d’autres transformations, ou pour l’injecter dans une formule écrite en A⁻¹. Si vous ne voulez que x, passez par l’élimination ; s’il vous faut de nombreuses solutions pour la même matrice A, passez par la décomposition LU, encore moins chère.

Erreurs fréquentes

  • Inverser les coefficients un à un. L’inverse n’est pas la matrice des inverses — 1/a(i,j) n’a rien à voir.
  • Se tromper d’ordre. (A·B)⁻¹ = B⁻¹·A⁻¹, et non A⁻¹·B⁻¹.
  • Résoudre un système par l’inverse. Pour Ax = b, réduire [A | b] demande moins d’opérations et donne plus de précision.
  • Utiliser la comatrice sur de grandes matrices. Elle exige déterminants d’ordre n−1. Au-delà du 3×3, c’est bien plus lent que l’élimination.
  • Confondre inverse et transposée. Elles ne coïncident que pour les matrices orthogonales. En général, elles n’ont aucun rapport.

Questions fréquentes

Pourquoi le calculateur dit-il que ma matrice n’a pas d’inverse ?
Son déterminant est nul, elle est donc singulière. Vérifiez si une ligne est un multiple ou une somme des autres : c’est ce qui produit ce cas.
Peut-on inverser une matrice non carrée ?
Pas au sens habituel. Une matrice rectangulaire n’admet qu’un inverse à gauche ou à droite, ou un pseudo-inverse, ce qui est une autre opération.
Pourquoi les étapes sont-elles en fractions ?
Le moteur travaille en arithmétique rationnelle exacte, ce qui garde les valeurs intermédiaires justes. Vous pouvez basculer l’affichage en décimaux à tout moment.
Comment vérifier mon résultat ?
Multipliez l’inverse par la matrice de départ. Vous devez retrouver l’identité : des 1 sur la diagonale, des 0 partout ailleurs.
Faut-il inverser la matrice pour résoudre un système linéaire ?
Presque jamais. Réduire la matrice augmentée [A | b] coûte environ un tiers des opérations et reste numériquement plus stable que de former l’inverse puis de multiplier.

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